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02.08.2010 Retour aux news
![]() | © JC. Marmara / A. Courcoux / Le Figaro |
A 24 heures de ce nouveau départ, le skipper de Groupe Bel regarde les choses sereinement, conscient que les cinq premiers du classement, Armel Le Cléac’h en tête, possèdent un bon petit martelât d’avance mais que derrière, les écarts sont relativement faibles et il ne va pas falloir s’économiser.
« J’estime être globalement à la place que je mérite à l’issue de cette première étape, » confie Kito ce midi. « Je m’en sors pas mal mais j’ai aussi fait quelques erreurs qui se ressentent sur le résultat final. Le niveau de la flotte d’aujourd’hui est beaucoup plus homogène que celui de mes débuts en Figaro, et même depuis que j’ai quitté la série en 2006. Il n’y a que des bons. Nous avons très peu de différentiel de vitesse. Seule une dizaine de bateau est au-dessus du lot comme Armel, Jeanne (Grégoire), Yann (Eliès), Gildas (Morvan), François (Gabart) et d’autres. Leur petit plus ne vient pas de la vitesse pure de leur bateau mais de la connaissance parfaite qu’ils en ont et de leur capacité à le régler vite et bien. Chaque mètre est encore plus difficile à gagner je trouve. A moi de progresser au fil des étapes. En tout cas, même si ces régates en Figaro sont éreintantes, je m’amuse beaucoup. Pour ce qui est de la seconde étape, nous devrions commencer par une traversée relativement rapide du Golfe au reaching et après, ça se complique dans des conditions plus changeantes et un front qui passe, avant ou avec nous selon le timing, pour l’arrivée à Brest. »
Le parcours de la seconde en détails : La remontée vers la ville du Ponant ne se fera pas directement. Il faudra négocier un Golfe de Gascogne par l’intérieur pour laisser sur bâbord la première marque devant l’embouchure de la Loire, la bouée d’atterrissage SN. Une remontée côtière le long des îles de la côte sud Bretagne, laissera la possibilité de négocier Belle-Ile par l’Est ou par l’Ouest mais les skippers devront impérativement laisser l’île de Groix à bâbord puis rejoindre la pointe sud du Finistère au large du phare d’Eckmühl. Les 20 milles nautiques de la longue remontée dans la baie d’Audierne, avant le passage du Raz de Sein, peuvent être pour certains, selon l’heure de passage et l’heure de la marée, un coup d’accélérateur ou un véritable ralentissement. La dernière partie de cette 2ème étape consistera en une remontée plein nord en mer d’Iroise en laissant la tourelle la Parquette sur tribord. La flotte mettra ainsi le cap sur la rade de Brest avec son étroit goulet qui peut réserver encore des surprises à quelques milles de l’arrivée. Cette étape se présente comme un véritable sprint dans la zone de Bisquay où les embuches se multiplient en fin de parcours. Elle restera certainement l’étape à suspense.
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