Nous pensions (espérions) avoir quelques heures de répit avant le passage du Pot au Noir. Mais rien ne viendra. Les compteurs sont a bloc, le vent toujours supérieur à 20 noeuds tout comme la vitesse du bateau. Le pont est toujours submergé d'eau quand Groupe bel rattrape à toute allure la vague de devant.
Les heures de barre sont longues, car on est en permanence sur le fil du rasoir. Rester haut sur la route, ne pas partir au lof, surfer les vagues comme jamais avec toujours en tête le risque d'avaries.
Physiquement c'est éprouvant et chacun de nous sort de son quart de 3 heures vermoulu.
On commence à regarder dans les grandes lignes ce qui va se passer en Atlantique Sud et ça n'a pas l'air bien conciliant. En attendant la priorité et de passer le Pot au Noir et l'Équateur dans la foulée et du coup je vais de ce pas me faire un petit roupillon. Ne jamais oublier la règle des 4 F : ne jamais laisser venir la fatigue, ni le froid, ni la faim, ni la foif !!!!