| |||||||||||
| |||||||||||
| |||||||||||
| |||||||||||
17.01.2011 Retour aux news
![]() | © Gilles Martin-Raget / Groupe Bel |
Changement de rythme, beau temps, belle mer, il n’en fallait pas plus à Kito et Seb pour recharger les batteries avant d’attaquer une période stratégique : le passage de l’Anticyclone de Sainte-Hélène et ce « morceau » qu’est le Grand Sud. Pour l’heure, ce 17ème jour de mer a une saveur particulière puisque le monocoque n’était encore jamais allé si Sud, tout comme son skipper qui découvre cette portion de l’Atlantique.
De la rumba dans l’air !
Il y a des jours comme ça, où l’on se dit qu’il fait bon vivre en mer ! Ambiance short et tee-shirt sous le soleil du Brésil, des alizés d’une petite quinzaine de nœuds, des conditions rêvées pour se préparer aux impondérables de la météo. « Nous n’avons pas touché la barre depuis trois jours, le bateau marche bien sous pilote au reaching. Nous avons aussi bouleversé nos quarts de trois heures pour nous reposer au maximum dans cette météo clémente. Nous dormons six heures d’affilée, Seb fait la première partie de nuit et moi la deuxième : un vrai repos après ces deux premières semaines de course éreintantes moralement et physiquement.» L’occasion de faire aussi un petit check technique du bateau et de prendre soin des bonhommes, « nous ne serons pas fatigués au passage de l’île de Gough (point de passage obligé), contrairement aux bateaux plus à l’Ouest qui devront probablement maintenir le rythme dans des conditions plus soutenues. Cela ne va pas durer car la semaine prochaine nous attaquons les 40ème, il va vite faire froid et humide. » Pas de répit mais du repos pour Kito et Seb avant d’attaquer le Grand Sud, le meilleur moyen pour maintenir les idées claires face à cet imbroglio météorologique.
Petites bulles et nœuds à la tête
Satisfaits de leur position à court terme, les marins restent néanmoins sceptiques sur la suite des événements. L’anticyclone de Sainte-Hélène n’y met pas du sien et bien malin celui qui trouvera la porte de sortie vers Bonne Espérance : « Nous sommes clairement au milieu de nulle part ! Il y a un gros décalage avec les bateaux de l’Ouest suite à leur arrêt à Recife, personne n’a vraiment le choix de sa route et chacun reste dans sa logique. L’anticyclone de Sainte-Hélène n’est pas linéaire, il y a des bulles qui se déplacent et nous ne pouvons nous fier qu’aux prévisions à 2 ou 3 jours. Nous sommes obligés d’aller tout droit et nous devrions ralentir un peu, notamment mercredi qui s’annonce comme une journée décisive. Nous allons devoir faire passer la vache dans un trou de souris et il va falloir jouer fin ! »
Jamais si Sud !
Malgré les incertitudes météo, la bonne humeur est là ! Depuis sa mise à l’eau en septembre 2007, Groupe Bel a déjà parcouru l’équivalent de deux tours du monde. Grand habitué des transatlantiques et des régates ou convoyages autour de l’Europe, il n’a jamais été si Sud. Un symbole fort pour son skipper comme pour l’ensemble de l’équipe technique : « C’est un grand jour ! Groupe Bel connaît le Brésil, avec l’arrivée de La Transat Jacques Vabre 2007 à Salvador de Bahia. Là, nous entrons dans l’Atlantique Sud, une zone où ni le bateau, ni moi sommes encore allés. C’est une bonne nouvelle pour nous tous car à part les petits bricolages du quotidien, le bateau va super bien ! Pour ma part, je n’étais jamais descendu au-delà de 15° Sud sur l’Atlantique. Je prends bien la dimension de ce que représente un tour du monde. Nous venons de boucler l’équivalent d’une transat et nous sommes reposés, prêts à attaquer le plus difficile ! » Pour cela Kito, pourra se fier aux conseils avisés de son co-skipper qui connait parfaitement, ou presque, la route du Grand Sud pour avoir notamment bouclé le Trophée Jules Verne avec Bruno Peyron en 2005.
La play-list de la semaine de DJ O’Dhiggan : « Fortaleza » de Bernard Lavilliers pour le Brésil et « Appletree » d’Erykah Badu pour les nuits étoilées
| A lire également | |||||||||
| Lire les autres news |
|
|
|
||||||
