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27.01.2011 Retour aux news
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| © Groupe Bel |
Tous ceux qui l'ont déjà subi savent qu’avec des côtes abimées, tousser, rire, se déplacer et faire le moindre mouvement fait vivement souffrir. Imaginez alors pour Kito qui vit avec cette douleur depuis deux semaines, en pleine course et à bord d’un bateau qui, par définition, ne cesse de bouger ! Au-delà de la souffrance, il y a aussi la frustration de laisser Sébastien assurer les taches les plus physiques du bord et la fatigue de celui-ci quand, chez les concurrents, ils sont deux marins à se partager les efforts sur le pont. Chapeau à Kito et bien sûr à Seb qui s'est dépensé sans compter et s’est offert malgré lui un entraînement "solo" pour le Vendée Globe dont il rêve tant ! Surmonter de la sorte ce type de difficulté témoigne une nouvelle fois de la confiance entre ces deux marins et pour nous, terriens, force l'admiration.
Kito va mieux et s’explique :
Un mercredi comme les autres, ou presque, Groupe Bel progressait en sortie de Pot au Noir à la 6ème place : "C’était un soir, nous étions en train de matosser (déplacer) la tonne de matériel dans le bateau, il faisait chaud et humide et j’ai glissé dans la soute à voiles. Je suis tombé sur le dos et j’ai senti une douleur très vive." Kito prend alors contact avec Alain Carmand, son "vétérinaire" comme il l’appelle, son kiné et ami. Difficile d’établir un diagnostic précis à distance : deux côtes sont touchées mais sont-elles fêlées, cassées ou simplement choquées ? Le navigateur décide de se reposer pour récupérer au plus vite, les conditions météo plutôt légères dans l’Atlantique Sud facilitant son rétablissement : "J’étais inquiet pour la suite et Seb a assuré seul toutes les manœuvres de force et le matossage, heureusement que c’est un grand gaillard ! Il a travaillé comme un fou. La position debout m'était moins pénible et j’ai pu barrer pour que Seb se repose. J'ai vraiment dû être prudent même si ce n’est pas évident car la position allongée dans le bannette m'était difficile. Je récupère, j’arrive maintenant à bouger normalement, je peux presque tourner les winches et je pense être à 100% en fin de semaine. Cela tombe bien car nous entrons dans le Grand Sud."
Pas question de lâcher !
Malgré leur mésaventure, les deux marins se sont offerts les faveurs de la tête de course pendant quatre jours (2ème du 16 au 19 janvier). Nous recevions même, la semaine dernière, une photo de Kito en haut du mât, soucieux de vérifier l'état de son bateau avant que les conditions forcissent. Optimiste sur la suite des événements, l’équipage de Groupe Bel, plus solidaire que jamais, n’a pas dit son dernier meuhhhh…
Voir le message du bord de la nuit dans la news précédente
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