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28.02.2011 Retour aux news
![]() | © Gilles Martin-Raget / Groupe Bel |
Après ce week-end intense, Kito et Seb recevaient aujourd'hui lors d'une vacation spéciale le soutien inconditionnel des collaborateurs des usines Bel de Lons Le Saunier, Sablé sur Sarthe et Dôle ainsi que des élus du Grau du Roi-Port Camargue. De quoi redonner le sourire à l'équipage qui garde ce lundi à 15h00, 58 milles d'avance sur Estrella Damm. La course de vitesse ne fait que commencer pour les inséparables « bateaux rouges »! Il reste moins de 10 000 milles jusqu'à Barcelone.
Un bon repas « œufs néo-zélandais au bacon pour le petit-déjeuner », un peu de repos et voilà le duo de Groupe Bel en pleine forme pour attaquer la longue route qui les emmènera jusqu’au plus mythique des caps : le Horn à l’extrême Sud du Chili. Actuellement en pleine « boucaille », Kito avouait cette nuit ne pas être amateur de la navigation à l’aveugle mais il recevait ce midi un peu de soleil languedocien avec l’intervention du Député-maire du Grau du Roi Etienne Mourrut, de l’ensemble du Conseil Municipal de la Ville et du jeune Théo, scolarisé au Grau du Roi : « nous te suivons tous attentivement, nous sommes passionnés par ton parcours et fiers de ce que tu es en train de réaliser.» Pendant près d’une heure, les questions fusent de toutes parts mais la liaison satellite assez mauvaise ce midi, était là pour rappeler que les deux hommes naviguent au beau milieu du Pacifique à des milliers de kilomètres.
Kito de Pavant joint à 12h00 ce lundi :
« Nous sommes très heureux qu’ATU soit derrière nous. Pendant 48h, le vent n’est jamais descendu en dessous de 40 nœuds. On se sent tout petit loin de tout. Nous ne pouvions faire confiance qu’au bateau qui est notre seule protection dans cet océan. Nous avions l’impression d’être une balle de ping-pong dans une machine à laver ! Ce type de situation est plus difficile psychologiquement que physiquement, on subit vraiment la nature, c’est très stressant. A part nos œufs fraîchement embarqués à Wellington dont une partie a terminé en omelette, il n’y a pas de gros dégâts à déplorer ni sur le bateau ni sur les bonshommes.
Nous nous concentrons sur la suite ! Cela va vite cette nuit, nous avons 25 nœuds de Nord et Groupe Bel progresse entre 18 et 20 nœuds sous grand voile et trinquette. Cela mouille beaucoup sur le pont. A ce rythme là, nous devrions être dans 8-9 jours au Cap Horn qui est à moins de 3000 milles. Ce cap est un vrai mythe mais je me rends compte que c’est surtout la route pour y arriver qui est difficile ! Ensuite, il restera 7000 milles vers Barcelone. Il sera temps de saisir quelques opportunités, il y aura peut-être des coups à jouer en Atlantique»
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