| |||||||||||
| |||||||||||
| |||||||||||
09.03.2011 Retour aux news
|
| © Kito de Pavant/Groupe Bel |
Seb et Kito, après avoir traversé les Océans Atlantique, Indien et Pacifique, ont franchi celui que l’on surnomme communément le « Cap dur » ou le « Cap des Tempêtes ». Il n’aura jamais aussi bien porté son nom car pour les deux marins de Groupe Bel, les heures sont difficiles depuis qu’ils ont détecté lundi après-midi une avarie sur la tête de quille.
Le Cap Horn a une nouvelle fois offert à nos marins ses paysages qui demeurent inoubliables après des jours sans voir la terre. « C’est quand même incroyable, ces côtes sauvages vierges de tout ! C’est grandiose… Le Cap en lui-même c’est un gros caillou mais les îles derrière sont somptueuses, il y a de la neige partout et nous avons du soleil pour admirer cela,» décrit le skipper de Groupe Bel.
Alors, oui il s’en souviendra Kito de son premier Cap Horn qu’il a partagé avec le Grand Seb qui l’avait lui-même passé pour la première fois en 2005 lors de son Trophée Jules Verne avec Orange II de Bruno Peyron. « La première fois, je suis passé très loin et c’est toujours incroyable de voir cela de près. C’est très sauvage, j’ai du mal à trouver les mots. Nous sommes comme deux gamins devant un sapin de Noël, enfin surtout Kito d’ailleurs ! Il y a entre 18 et 25 nœuds de vent et du clapot donc on est vigilant pour le bateau. Nous profitons du paysage pour penser à autre chose ! On fait un super métier, ce parcours est merveilleux et on l’a vu, il y a toujours des aléas. Je retire de chaque navigation une grosse expérience, et de faire la Barcelona World Race en double sur Groupe Bel, cela va m’apporter beaucoup pour le Vendée Globe ! »
« On l’a bien mérité ! Je ne cesse de le répéter mais c’est vrai qu’elle est sacrément longue cette route vers le Horn ! Après tant de chemin, après cette bagarre intense qui nous avait permis de reprendre des milles sur Estrella Damm et Mirabaud et surtout avant cette belle course qui se préparait pour recoller sur Neutrogena et Renault dans l’Atlantique. » Expliquait Kito quelques heures avant de devenir à 50 ans, jeune Cap Hornier !
Et après les conditions musclées de ces derniers jours c’est donc au près qu’ils sont passés au pied de la falaise. Désormais Kito et Seb laissent leurs camarades de jeu filer vers le Nord, tandis qu’ils font route vers Ushuaïa pour inspecter leur quille à l’abri des éléments.
Décidemment, cette Barcelona World Race réserve bien des surprises à nos deux marins qui devraient ce mercredi en début de soirée découvrir une autre terre énigmatique : Ushuaïa, la ville la plus australe du monde située par 54°48 S et 68° 18 W! Ce sera alors une nouvelle course contre la montre qui débutera.
| A lire également | |||||||||
| Lire les autres news |
|
|
|
||||||
