Chaud devant ! Ils sont bel et bien partis, et avec la manière ! Kito de Pavant et Yann Régniau, trépignaient d'impatience à l'idée de reprendre le chemin de la compétition. Ils nous l'ont montré cet après-midi. A 15h00, dans plus de vingt de noe uds de Sud-Est, Groupe Bel était le plus prompt sur la ligne de départ de La Transat Jacques Vabre. Au portant sous grand voile à un ris et gennaker, Kito, Yann et leurs camarades de jeu offraient un incroyable spectacle. De la glisse, de jolis surfs, Groupe Bel n'a rien lâché : deuxième à la bouée du Général Metzinger, le tandem pointait toujours dans le tiercé de tête au classement de 17h00 derrière PRB et Virbac-Paprec 3 !
Déclarations de Kito de Pavant avant de quitter le ponton :
« Nous avons des conditions assez classiques pour un départ du Havre en novembre. Les premières 24 heures ne seront pas simples avec un passage de front cette nuit, de bonnes rafales à 30 nœuds, au reaching (vent de travers). Ce sera rapide et humide, on va être tout de suite dans le bain ! Il va y avoir du jeu sur l’Atlantique. Il y a des routes très différentes qui peuvent être prises par les concurrents. Une route sud intéressante pour les multicoques et une route très nord qui a l’avantage d’être plus rapide mais qui sera casse-pipe. Et puis des routes intermédiaires qui seront sûrement les nôtres. »
« Nous sommes très motivés, soulagés de retrouver la compétition. Nous allons tâcher d’être à la fois efficaces et prudents pour cette première nuit. Ensuite cela va s’éclaircir, on descendra vers les Açores où il y aura des choix très importants à faire pour la suite. »
Déclarations de Yann Régniau à trois heures du départ :
« La mer ne va pas être simple. Il va falloir préserver le bateau et le matériel tout en essayant d’aller vite, et attaquer par la suite. La première nuit sera déterminante dans le sens où il faudra tout de suite être dans le match. On ne va sûrement pas beaucoup dormir ! Ce genre de départ c’est un exercice nouveau pour moi. J’ai eu du mal à ne pas partir dimanche soir car dans ma tête j’étais prêt. J’ai donc commencé à gamberger. Aujourd’hui je suis super content d’y être, je suis dans les starting-blocks ! »